Séminaire
SublimAE seminar

Généalogie de la survenance du concept de sublime au XVIIIème siècle

Intervenant(s)
Carole Tallon-Hugon (Sorbonne Université)
Informations pratiques
31 janvier 2022
15h-17h
IJN

Pourquoi la catégorie de sublime apparaît-elle et occupe-t-elle la place d’un philosophème majeur dans le champ de l’esthétique au XVIIIème siècle ? On soutiendra la thèse selon laquelle l’éclosion de ce concept doit être compris en relation avec le devenir de l’idée de beauté, elle-même affectée par l’aisthétisation qui résulte de l’épistémé de la science moderne. Lorsque les qualités sensibles secondes n’existent plus que pour un sujet humain, le beau n’est plus qu’une propriété relationnelle et perd tout lien avec l’intelligible. Après que le beau s’est installé dans l’immanence, le sublime réintroduit de la verticalité. Instaurant un axe de transcendance à l’intérieur du sensible, il fait signe vers un au-delà du sensible. La survenue du sublime signifie en ce sens la nostalgie d’un absolu auquel l’accès est barré en même temps qu’indiqué.
 

Le séminaire SublimAE (Le sublime et les expériences esthétiques), lié au projet ANR « SublimAE », se concentrera sur l’étude interdisciplinaire des expériences esthétiques, avec une attention particulière au sublime, en réunissant la philosophie, la psychologie et les sciences sociales. Nous explorerons, d’une part, comment l’expérience du sublime se connecte à d’autres expériences similaires ou opposées (le beau, la beauté terrible, le « awe », l’émerveillement, l’inquiétant, …), et, d’autre part, l’impact de ces expériences, et plus spécifiquement des expériences esthétiques, sur notre représentation du soi. Le séminaire comportera des présentations des participants du projet mais aussi des présentations invitées. 

Lieu : Salle de réunion de l’Institut Jean Nicod

Contact : Margherita ArcangeliJérôme Dokic

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