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Mis à jour
18 mars 2026

Semaine du cerveau 2026 à l'ENS-PSL

Du lundi 16 au samedi 21 mars, à l’occasion de la Semaine du cerveau, l’Ecole normale supérieure-PSL propose une riche programmation de conférences, pour tous les publics.

Pour la 28e édition de la Semaine du cerveau, l'ENS-PSL propose son cycle de cinq conférences pour découvrir les dernières avancées scientifiques dans la connaissance du cerveau.

Comment notre oreille perçoit-elle les paysages sonores ? Comment expliquer les différences de personnalités ? Comment prenons-nous nos décisions quotidiennes ? Comment s’est formé notre système nerveux ? Quel rôle pour les sciences cognitives dans la recherche sur la maladie de Huntington ?

Une semaine de rencontres proposées par les chercheuses et chercheurs du Département d’études cognitives et de l’Institut de biologie de l’Ecole normale supérieure, qui se conclut samedi 21 mars avec une séance spéciale de Petites Exploratrices, Petits Explorateurs de la connaissance – les conférences pour enfants de Normale Sup’ - qui expliquera à toute la famille comment prendre soin de son cerveau.

Programme des conférences du 16 au 20 mars

Lundi 16 mars, Jaurès - 18h30 - 20h
Matthieu Fraticelli et Robin Wendling (Doctorants au Laboratoire des Systèmes Perceptifs)   
« À l’écoute du monde naturel : vers une écologie de l’audition » 
Pendant longtemps, la science de l’audition s’est concentrée sur la parole, oubliant un rôle plus ancien : écouter le monde naturel. Cette conférence explore l’écologie auditive humaine et la manière dont notre oreille perçoit les paysages sonores de la nature. Une invitation à repenser notre lien sensoriel à l’environnement et aux changements écologiques qui l’affectent.

Mardi 17 mars, Dussane - 18h30 - 20h
Thomas Beuchot (Doctorant à l'Institut Jean Nicod, DEC)  
« Pourquoi avons-nous des personnalités différentes ? » 
Il suffit d’observer nos interactions pour constater notre diversité : bienveillance, colère, ambition, curiosité… la liste de nos motivations est longue. Depuis plus d’un siècle, les différences psychologiques entre individus sont décrites à l’aide de questionnaires psychométriques. Mais comment les expliquer ? Si nous partageons une architecture cérébrale largement commune, façonnée par la sélection naturelle comme chez d’autres espèces, pourquoi n’agissons-nous pas toutes et tous de manière semblable ? Comprendre comment notre génétique et notre environnement interagissent pour façonner notre psychologie pourrait être une clé pour éclairer la rationalité cachée de nos décisions.

Mercredi 18 mars, Jaurès - 18h30 - 20h
Constance Destais (Doctorante au Laboratoire de Neurosciences Cognitives et Computationnelles, DEC)  
« Libres ou biaisées? La science des décisions du quotidien  » 
Entre liberté et automatismes, nos décisions du quotidien sont souvent influencées par une force discrète : le biais de confirmation. Autrement dit, nous sommes plus sensibles à ce qui nous donne raison - que ce soit devant les urnes ou les rayons du supermarché. Mais d’où vient ce biais ? Nous aide-t-il à apprendre plus vite, ou nous induit-il en erreur ? Et si un ingrédient jouait un rôle clé : la confiance - quand on se sent sûr·e de soi, devient-on plus lucide, ou plus biaisé·e ? En reproduisant ces mécanismes en laboratoire, cette conférence propose quelques éléments de réponse pour mieux comprendre nos automatismes."

Jeudi 19 mars, Jaurès - 18h30 - 20h
David Stroebel (Ingénieur de recherche à l'Institut de Biologie de l'ENS)  
« Emergence du système nerveux : histoire moléculaire » 
Le système nerveux serait apparu il y a environ 600 millions d’années. Mais comment, et à partir de quoi, s’est-il formé ? Des données issues de la biologie moléculaire et marine aux avancées des neurosciences, jusqu’au boom de la génomique et à la révolution des IA, notre compréhension de l’émergence des premières connexions synaptiques et des premiers réseaux de cellules nerveuses s’affine. Et tandis que se redessinent les cheminements évolutifs anciens, se révèle la profondeur de l’empreinte qu’ils ont laissée en nous.

Vendredi 20 mars, Dussane au 45 Rue d'Ulm - 18h30 - 20h 
Katia Youssov (Médecin et chercheuse au sein de l'équipe de NeuroPsychologie Interventionnelle)  
« La place des sciences cognitives dans les avancées de la recherche sur la maladie de Huntington »

 

20 mars, salle Jaurès au 29 rue d'Ulm - 18h30 - 20h

Katia Youssov (Neurologue à l'hôpital Henri Mondor et chercheuse au sein de l'équipe de NeuroPsychologie Interventionnelle) : "La place des sciences cognitives dans les avancées de la recherche sur la maladie de Huntington"

Parmi les maladies neurologiques évolutives, la maladie de Huntington occupe une place particulière en raison de son origine génétique et de l’association entre symptômes moteurs visibles et troubles cognitifs affectant l’autonomie. Son étude à travers les sciences cognitives a permis de mieux comprendre le rôle du striatum, principale structure atteinte, ainsi que les manifestations comportementales de la maladie. Ces travaux contribuent ainsi à améliorer son évaluation clinique et à ouvrir de nouvelles perspectives pour la recherche thérapeutique et le soin.

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